Nanâtawihowin : L’abus économique, violence infrastructurelle et bien-être intergénérationnel au sein de la Nation crie d'Onion Lake
Bien que la violence économique soit de plus en plus identifiée dans la littérature générale sur la violence conjugale, il subsiste une lacune importante dans la compréhension de la manière dont cette forme de contrôle coercitif se manifeste au sein des communautés autochtones, en particulier là où les structures économiques coloniales restreignent déjà l'accès au logement, à l'emploi et aux revenus.
Ce projet vise à examiner comment les visions du monde économiques et les perspectives sur la richesse propres aux Cris peuvent orienter le développement économique autochtone, en tant que voie vers le bien-être communautaire, la sécurité et la réconciliation économique. La recherche se concentre sur les expériences vécues par les Autochtones de la Nation crie d'Onion Lake, qui sont touchés de manière disproportionnée par la violence économique, l'insécurité économique et le sous-financement chronique des services de santé mentale. Ces défis sont profondément imbriqués dans les structures économiques coloniales et diverses formes de violence structurelle.
Ancré dans les théories féministes et économiques autochtones, ce projet analysera la manière dont la violence économique opère de concert avec des systèmes plus vastes — tels que la négligence politique, l'extraction des ressources et les services coloniaux — pour façonner les expériences quotidiennes en matière de bien-être, de sécurité et d'indépendance économique. Il explorera également la façon dont les membres de la communauté de la Nation crie d'Onion Lake résistent activement à ces préjudices par le biais de pratiques de résurgence, notamment la prise en charge fondée sur les liens de parenté, la revitalisation linguistique, les initiatives de guérison dirigées par la communauté et les modèles économiques relationnels.
Ce projet est cofinancé en partenariat avec Mitacs et Saskatchewan Health Research Foundation.
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Je m’appelle Tom Willman et je suis étudiant au doctorat d’origine métisse au sein du programme de counseling et de psychologie clinique de l’Université de Toronto. J’ai grandi sur la côte Ouest, sur les territoires non cédés des peuples Salish de la côte, à White Rock, en Colombie-Britannique. Mon lignage métis remonte aux communautés historiques de la rivière Rouge, soit Saint-Boniface et Saint-Vital, et je possède des liens de parenté avec les familles Carrière, Gladu, Huppé, Desjardins et Leclerc. Mes intérêts en matière de recherche et de carrière portent sur la promotion d’initiatives en santé mentale et en bien-être autochtones qui sont ancrées dans la culture et harmonisées avec l’histoire, les forces et les priorités des communautés autochtones.