Puis-je vous dire quelque chose ? Couture, narration et recherche relationnelle auprès de femmes autochtones.
Ce projet de recherche explore comment les femmes inuites du Nunatsiavut, au Labrador, vivent le lien social, le sens et le bien-être grâce à la couture et aux rassemblements sur le territoire. Ancré dans les méthodologies de recherche autochtones et la responsabilité relationnelle, ce travail met l'accent sur les cercles de couture comme espaces culturellement sécuritaires d'échange de récits, de partage de connaissances et de valeurs, et de précieux soutien entre pairs.
La recherche se déroulera dans le cadre de cercles de couture animés, organisés à la fois au sein de la communauté et sur les terres ancestrales inuites du Nunatsiavut, en partenariat avec un aîné inuit détenteur du savoir et le gouvernement du Nunatsiavut. La couture s'appuie sur un savoir générationnel transmis de génération en génération par les femmes, qui renforce les liens et favorise le bien-être collectif. Par le biais de conversations, de récits et de la couture, le projet documente comment les pratiques relationnelles ancrées dans la culture contribuent au bien-être mental et au lien communautaire.
Plutôt que de se concentrer sur les lacunes ou les crises, ce travail met en lumière les forces déjà présentes au sein des communautés inuites. Les résultats alimenteront les discussions plus larges sur la santé mentale des Autochtones, les approches du bien-être fondées sur le territoire, le soutien par les pairs et la décolonisation des pratiques de recherche dans les communautés nordiques et éloignées.
Ce projet est cofinancé en partenariat avec Mitacs et Indigenous Women’s Fund of Canada.
-
Jill Williams est une travailleuse sociale, éducatrice et doctorante en travail social inuk à l'Université Memorial de Terre-Neuve. Elle œuvre depuis plus de 20 ans au sein de communautés rurales et nordiques du Labrador, dans les domaines de la protection de l'enfance, de la santé mentale et de la formation en travail social. Ses recherches portent sur les méthodologies autochtones, la responsabilité relationnelle, les pratiques fondées sur le lien au territoire, ainsi que sur la couture en tant que forme de soutien par les pairs et de transmission des savoirs culturellement enracinée. À travers ses travaux, Jill explore la manière dont les modes de connaissance autochtones peuvent renforcer le bien-être communautaire et contribuer à la décolonisation de la recherche et de la pratique en travail social.