Comprendre l’épuisement professionnel dans les différents secteurs au Canada : facteurs déterminants, conséquences et stratégies fondées sur des données probantes pour favoriser le changement de comportement
L’épuisement professionnel est devenu un problème persistant et urgent dans les milieux de travail canadiens : 39 % des travailleurs canadiens déclarent en souffrir, ce qui entraîne des conséquences considérables pour les employeurs — notamment une perte de productivité — ainsi que des répercussions pour les employés sur le plan de la santé, de la vie familiale et de la vie sociale (Mental Health Research Canada, 2025). Une part importante de la littérature scientifique sur l’épuisement professionnel se concentre sur des professions spécifiques, telles que le personnel infirmier, les médecins et les électriciens (Jamal & Baba, 2000 ; Leiter, Frank & Matheson, 2009 ; Nowrouzi-Kia et al., 2023). Dans l’ensemble, ces études suggèrent que l’épuisement professionnel résulte de l’interaction de facteurs individuels, organisationnels et systémiques, et elles offrent un éclairage sur les profils propres à chaque profession.
Malgré ces contributions importantes, il subsiste une lacune majeure : la caractérisation limitée des manifestations de l’épuisement professionnel dans divers secteurs et des facteurs propres à ces secteurs qui expliquent les différences observées. Une perspective intersectorielle est nécessaire pour orienter des interventions applicables à grande échelle, extensibles et efficaces au-delà d’une seule profession. La présente étude s’appuiera sur un ensemble de données nationales relatives à la santé mentale pour examiner l’épuisement professionnel dans plusieurs secteurs de la main-d’œuvre canadienne. En identifiant les personnes touchées, les principales causes de l’épuisement professionnel et les répercussions de ce dernier sur la capacité de travail, cette recherche fournira des informations exploitables.
Ce projet est cofinancé en partenariat avec Mitacs et iA Groupe financier.
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Maryam Shahzad est doctorante de troisième année à l’Institut des sciences de la réadaptation de l’Université de Toronto et ergothérapeute agréée. Ses recherches portent sur les commotions cérébrales persistantes et le retour au travail ; elle adopte une approche à méthodes mixtes pour examiner l’interaction entre les facteurs individuels, organisationnels et systémiques qui influencent la participation au travail. Sur le plan clinique, elle a travaillé dans les domaines de la neurologie et de la réadaptation professionnelle, aidant des personnes ayant subi un traumatisme crânien à reprendre leurs activités quotidiennes. Maryam se réjouit de collaborer avec la RSMC à un projet portant sur l’épuisement professionnel dans divers secteurs au Canada, ainsi que de continuer à conjuguer pratique clinique et recherche en réadaptation afin d’améliorer le bien-être et la participation au travail.