Approches collaboratives des programmes de justice réparatrice
S'appuyant sur un projet communautaire antérieur mené en collaboration avec le Sexual Assault Centre of Edmonton (SACE), ce travail vise à approfondir la compréhension des éléments clés nécessaires à l'élaboration de programmes de justice réparatrice (JR) en Alberta.
Les violences sexuelles constituent une forme de violence fondée sur le genre qui touche principalement les femmes et les filles ; les femmes autochtones sont davantage exposées à ces violences que les femmes non autochtones. Les personnes survivantes de violences sexuelles expriment souvent de la frustration et de l'insatisfaction face au système de justice pénale, tout en risquant une revictimisation ; la justice réparatrice pourrait offrir une solution pour répondre à certaines de ces préoccupations. À la suite de notre précédent projet, nous avons élaboré des lignes directrices et des points de réflexion pour la mise en place de programmes de JR.
En s'appuyant sur la recherche participative communautaire et sur des méthodologies autochtones, nous organiserons une série d'ateliers visant à intégrer des perspectives propres aux peuples autochtones afin de combler les lacunes dans l'élaboration des programmes de JR.
Ce projet mettra en valeur la recherche participative communautaire pour pallier les lacunes dans la prestation de services et garantir que ces derniers répondent aux besoins de la communauté grâce à une base de connaissances intégrée.
Ce projet est cofinancé en partenariat avec Mitacs et Indigenous Women’s Fund of Canada.
-
Maureen est une doctorante crie et métisse, née et élevée au sein d’une petite communauté crie et métisse en milieu rural en Alberta. Elle suit le programme de psychologie du counseling à l’Université de l’Alberta et ses recherches portent principalement sur les troubles de l’alimentation, les comportements alimentaires problématiques, l’image corporelle et la violence touchant les femmes et les filles autochtones. En tant que thérapeute, elle a travaillé auprès de personnes ayant subi des violences sexuelles et s’intéresse tout particulièrement à la recherche participative communautaire ainsi qu’à la réduction des lacunes dans les services de santé mentale.