Appartenir selon leurs propres termes : Compréhensions de l’identité et du bien-être mental élaborées par les jeunes autochtones pris en charge
Beaucoup trop de jeunes Autochtones passent par les systèmes de placement en famille d’accueil, d’adoption et de prise en charge interculturelle sans qu’on leur demande qui ils sont. Ce projet commence précisément ici. En partenariat avec Tasiutigiit, une organisation qui soutient plus de 160 enfants et jeunes Autochtones pris en charge, cette recherche travaille directement avec les jeunes pour explorer ce que signifient pour eux l’appartenance, l’identité et le bien-être mental, selon leurs propres mots et leurs propres termes.
Des jeunes sont invités à participer en tant que co-créateurs au moyen de récits, de cartographie, d’écriture créative, de photographie et d’autres activités qu’ils choisissent eux-mêmes. L’un des constats fondamentaux qui orientent ce travail est que l’acte de construire un récit peut faire émerger des connaissances et des intérêts déjà présents, en attente d’un moyen de s’exprimer. La trousse d’outils co-créée avec les jeunes repose sur cette idée : permettre aux jeunes de cartographier leurs propres histoires, leurs relations et leur sentiment d’appartenance afin que leur histoire leur appartienne véritablement.
Nous élaborerons une trousse d’outils ainsi qu’une publication scientifique afin de transmettre des connaissances précieuses aux personnes proches aidantes, aux travailleuses et travailleurs sociaux ainsi qu’aux professionnels de la santé mentale. Le chercheur, qui a lui-même vécu l’expérience du placement en famille d’accueil durant son enfance, comprend les effets néfastes de l’institutionnalisation. Cette expérience n’est pas un simple détail : elle constitue une motivation profonde qui alimente et oriente cette recherche.
Ce projet est cofinancé en partenariat avec Mitacs et Empire Vie.
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Raymond Jordan Johnson-Brown (il/lui) est une personne bispirituelle, se définissant comme une « anomalie ethnique », ainsi qu’un créateur aux multiples facettes dont le travail s’étend au travail social, à la transformation des systèmes et aux pratiques culturelles. Depuis plus de 15 ans, il évolue entre l’intervention de première ligne, la recherche et les initiatives visant à transformer concrètement le fonctionnement des systèmes de santé, d’éducation, de protection de l’enfance et d’alimentation, en apportant à chaque contexte à la fois une profondeur relationnelle et une analyse structurelle. Raymond a dirigé et soutenu des projets de transformation au sein d’organisations telles que Right to Food Canada, l’Association canadienne pour la santé mentale et la Wildlife Conservation Society of Canada, entre autres. Actuellement, Raymond est coordonnateur de recherche à l’Université McGill, où il se consacre à la recherche communautaire auprès de groupes marginalisés vivant dans des contextes de prise en charge. Il travaille également comme spécialiste de l’intégration de l’équité au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) et poursuit une maîtrise conjointe en travail social et en droit à l’Université McGill.