Quand le soutien en santé mentale prend fin trop tôt
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Des obstacles aux soins peuvent interrompre la prise en charge avant que les besoins soient comblés.
De nombreuses personnes ont de la difficulté à s’y retrouver dans le système de soins de santé mentale et à poursuivre leur prise en charge.
Près de la moitié des Canadiens ayant eu recours à des services de santé mentale disent avoir interrompu leur prise en charge plus tôt que prévu ou nécessaire. Les principales raisons évoquées sont l’absence de progrès visibles (15 %), le manque de clarté quant à ce à quoi s’attendre (13 %), le sentiment de ne pas être compris (12 %), le manque de confiance dans l’approche adoptée (10 %) et l’absence de suivi ou de contacts réguliers (9 %).
Parallèlement, la satisfaction à l’égard du soutien en santé mentale atteint son niveau le plus élevé des deux dernières années.
Les principales conclusions sont les suivantes :
Des stratégies d’adaptation variées pour gérer le stress et les émotions difficiles
De nombreux Canadiens disent avoir recours à des stratégies positives pour gérer le stress et les émotions difficiles, notamment parler avec d’autres personnes (42 %), pratiquer des loisirs (38 %), méditer ou faire des exercices de relaxation (22 %) et consulter un professionnel de la santé mentale (13 %).
Toutefois, 21 % des Canadiens disent avoir recours à des stratégies d’adaptation potentiellement néfastes, comme l’alcool, les drogues, la pornographie ou les jeux d’argent.
Des difficultés à s’y retrouver dans le système de soins de santé mentale
Parmi les Canadiens ayant eu recours à du soutien en santé mentale, 50 % ont cherché de l’aide de leur propre initiative en communiquant directement avec un service de santé mentale. Pour l’autre moitié, l’accès au service s’est fait à la suite d’une orientation ou avec l’aide d’une autre personne pour établir le premier contact.
Ces résultats montrent que de nombreuses personnes peuvent avoir besoin d’aide pour s’y retrouver dans le système de soins de santé mentale et accéder au soutien dont elles ont besoin.
La stigmatisation et l’incertitude continuent de retarder la recherche d’aide
Près d’un Canadien sur cinq (18 %) considère que demander de l’aide en santé mentale est un signe de faiblesse.
La crainte d’être jugés empêche deux Canadiens sur cinq (39 %) de parler de leur santé mentale avec d’autres personnes.
Santé Canada
À propos du sondage
Cette étude a été réalisée par Pollara Strategic Insights auprès d’un échantillon en ligne de 3 519 adultes canadiens en février 2026. Elle permet de mieux comprendre l’état de la santé mentale au Canada et de faire ressortir certaines tendances préoccupantes. Lorsque cela est possible, les résultats sont comparés à ceux de nos sondages précédents.
Les résultats nationaux ont été pondérés selon le sexe, l’âge et la région à partir des données du plus récent recensement, afin que l’échantillon soit représentatif de l’ensemble de la population.
Une série de dossiers de recherche proposant une analyse approfondie et ciblée des résultats de nos sondages est également disponible. Les résultats des sondages précédents y sont comparés lorsque cela s’applique.
Les résultats de nos sondages peuvent aussi être consultés dans notre portail de données gratuit.