La santé mentale des hommes : conversations entre groupes d’âge

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Comment les hommes prennent soin de leur santé mentale, à qui ils font confiance et ce qui peut rendre le soutien difficile à obtenir avant une crise

Plusieurs hommes prennent activement soin de leur santé mentale. Mais pour certains, cela veut dire composer en grande partie seuls avec leurs difficultés.

Dans nos conversations avec des hommes de différents groupes d’âge, les participants ont décrit leurs stratégies d’adaptation, les personnes en qui ils ont confiance et ce qui peut rendre le soutien difficile à obtenir. Leurs expériences montrent comment l’autonomie, la crainte d’être un fardeau pour les autres et les obstacles à l’accès au soutien peuvent influencer leur décision de demander de l’aide et le moment où ils le font. De nombreux participants prenaient activement soin de leur santé mentale grâce à l’activité physique, au temps passé à l’extérieur, à des routines, à des passe-temps et à d’autres stratégies personnelles. Mais le fait de prendre soin de leur santé mentale par eux-mêmes pouvait aussi signifier composer seuls avec leurs difficultés. Certains participants évitaient d’en parler parce qu’ils ne voulaient pas être un fardeau pour leurs proches, tandis que d’autres ont parlé de longues listes d’attente, d’incertitude et de services limités lorsqu’ils cherchaient de l’aide.

Cette recherche qualitative vient compléter les données pancanadiennes existantes en y ajoutant les perspectives individuelles et les expériences vécues des hommes.

Principaux constats

  • Plusieurs hommes continuent de gérer leur santé mentale seuls.
    La plupart des participants considéraient leur santé mentale comme importante et avaient développé leurs propres stratégies pour préserver leur bien-être. Les participants plus âgés décrivaient souvent des routines structurées, tandis que les plus jeunes mentionnaient plus souvent les passe-temps, les animaux de compagnie, les activités sociales et le fait de rester occupés.

  • La crainte d’être un fardeau pour les autres peut freiner les conversations.
    Très peu de participants se disaient à l’aise de parler de leurs difficultés de santé mentale avec des membres proches de leur famille. Les amis et les pairs du même âge étaient plus susceptibles d’amorcer ces conversations, mais plusieurs participants préféraient encore composer seuls avec leurs difficultés.

  • Les attitudes évoluent, mais l’accès au soutien demeure inégal.
    Les participants plus jeunes étaient généralement plus ouverts aux conversations sur la santé mentale et plus susceptibles de remettre en question les attentes voulant que les hommes retiennent leurs émotions et comptent sur eux-mêmes. Ils décrivaient aussi plus souvent le soutien offert dans les établissements d’enseignement comme étant accessible, tandis que les participants plus âgés accordaient davantage d’importance à l’autonomie.

  • Le soutien devrait être plus facile à obtenir avant une crise.
    Les participants ont parlé de longues listes d’attente, d’incertitude et de services limités. Certains ont constaté qu’il était plus facile d’obtenir du soutien pendant une crise que d’obtenir de l’aide plus tôt, avant que leurs besoins deviennent pressants.

Pourquoi est-ce important ?

Les hommes ne devraient pas devoir attendre d’être en crise pour avoir plus facilement accès à du soutien.

Les constats montrent qu’il faut reconnaître les stratégies d’adaptation que les hommes utilisent déjà, multiplier les occasions de créer des liens et faciliter l’accès au soutien avant que les difficultés ne deviennent pressantes. Les personnes de confiance, les modèles positifs et les mesures de soutien adaptées aux grandes transitions de la vie peuvent tous jouer un rôle.

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Santé Canada

À propos du sondage

Les résultats reposent sur 28 entrevues menées auprès d’hommes au Canada qui étaient conscients de leur santé mentale et y portaient attention. Il s’agissait notamment de participants qui avaient reçu un diagnostic de trouble de santé mentale, avaient cherché de l’aide, estimaient qu’ils devraient chercher de l’aide ou avaient déclaré des niveaux élevés d’anxiété ou de dépression selon leur propre évaluation. Les entrevues ont été menées entre avril et juin 2026 par Pollara Strategic Insights.

 
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