Travailleuses et travailleurs inuits en santé mentale : forces, défis et maintien en poste

Au Nunavut, le manque de personnel local en santé mentale persiste malgré les investissements dans les services dirigés par les Autochtones et sensibles aux traumatismes. Les difficultés de recrutement et de maintien en poste peuvent compromettre la continuité des soins et l’offre de services ancrés dans les réalités et les priorités des Inuit.

La recherche examine les conditions qui amènent les travailleuses et travailleurs inuits à choisir ce domaine et à y demeurer, tout en reconnaissant les forces qu’ils apportent à leur pratique. Elle est menée en collaboration avec Paqqijamik Naalangniq – Nunavut SPOR SUPPORT Unit et Amautiit Nunavut Inuit Women’s Association.

Approche et méthodologie

Des entrevues avec des personnes inuites travaillant en première ligne en santé mentale permettront de documenter leurs expériences professionnelles. Les échanges porteront notamment sur le racisme, le manque de soutien et d’autres difficultés, mais aussi sur leurs connaissances, leurs points de vue et leurs forces.

La collaboration avec des organismes du Nunavut vise à ce que la démarche tienne compte des expériences des personnes inuites concernées et des priorités des communautés qu’elles servent.

Contribution attendue

Le projet vise à formuler des recommandations concrètes pour améliorer le recrutement, le maintien en poste et le soutien en milieu de travail. En donnant toute leur place aux expériences des personnes inuites concernées, il pourrait contribuer à des services de santé mentale plus continus et culturellement adaptés.

Mots-clés

Qui mène la recherche?

Alashua Crowley a grandi à Iqaluit, au Nunavut, et se présente comme une personne allochtone. Au moment de la publication de sa biographie de projet, elle terminait une maîtrise en counseling à l’Université de Victoria, située sur les territoires traditionnels des peuples Lekwungen (Songhees et Xʷsepsəm/Esquimalt).

Son parcours comprend la mobilisation communautaire, la recherche participative et l’intervention de première ligne en santé mentale. Elle s’intéresse autant à l’intervention directe qu’aux structures qui soutiennent le personnel de première ligne et les communautés.

 
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