Jill Williams
Can I tell you something: Sewing, storytelling, and relational research with Indigenous women
Le projet de Jill explore comment la couture et les rassemblements sur le territoire permettent aux femmes inuit du Nunatsiavut de tisser des liens, de donner un sens à leurs expériences et de cultiver leur bien-être. Les savoirs liés à la couture se transmettent d’une génération de femmes à l’autre et peuvent favoriser le partage de récits, l’entraide et le renforcement des relations.
Plutôt que d’aborder la santé mentale principalement sous l’angle des difficultés ou des crises, la recherche met en valeur les forces déjà présentes dans les communautés inuit. Elle examine comment les cercles de couture peuvent offrir des espaces de soutien par les pairs et de bien-être collectif ancrés dans la culture.
Approche et méthodologie
Le projet s’appuie sur des méthodologies de recherche autochtones et sur le principe de responsabilité relationnelle. Des cercles de couture encadrés sont prévus dans des espaces communautaires et sur les terres des Inuit du Nunatsiavut, en partenariat avec le Nunatsiavut Government ainsi qu’avec une Aînée inuk détentrice de savoirs.
Grâce à la couture, aux récits et aux échanges, la recherche cherchera à documenter la contribution des pratiques relationnelles ancrées dans la culture au bien-être mental, au partage des savoirs et aux liens communautaires.
Contribution attendue
La recherche devrait approfondir les connaissances issues des communautés sur la couture comme pratique de soutien par les pairs, les approches du bien-être ancrées dans le territoire et la recherche relationnelle. Ces connaissances pourraient aussi alimenter les discussions sur la santé mentale autochtone et la décolonisation des pratiques de recherche dans les communautés nordiques et éloignées.
- Mots-clés
Qui mène la recherche?
Jill Williams est une travailleuse sociale et éducatrice inuk. Elle est également doctorante en travail social à Memorial University of Newfoundland. Depuis plus de 20 ans, elle œuvre dans des communautés rurales et nordiques du Labrador dans les domaines de la protection de l’enfance, de la santé mentale et de l’enseignement du travail social.
Ses recherches portent sur les méthodologies autochtones, la responsabilité relationnelle, les pratiques ancrées dans le territoire et la couture comme pratique de soutien par les pairs et de transmission des savoirs ancrée dans la culture. Par ses travaux, Jill examine comment les modes de connaissance autochtones peuvent renforcer le bien-être communautaire et contribuer à décoloniser la recherche et la pratique en travail social.