Nikki-Rose Hunter-Porter
Explorer les services de mieux-être mental conçus par et pour les peuples autochtones en Colombie-Britannique
Cette recherche portait sur les facteurs sociaux, culturels et systémiques qui influencent la prestation des services de santé mentale et de mieux-être auprès des St’uxwstews te Secwépemc, dans une communauté rurale de l’intérieur sud de la Colombie-Britannique. Elle répondait notamment aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et aux préoccupations soulevées dans le rapport In Plain Sight.
La recherche prenait pour point de départ les forces de la communauté, tout en examinant les obstacles et les inégalités dans les systèmes de soins et de soutien en santé mentale et en mieux-être.
Méthodologie
La démarche suivait des méthodologies de recherche autochtones et une approche secwépemc respectueuse des lois, des valeurs, des croyances et des traditions de la communauté. Elle intégrait les traditions orales et le récit Skú7pecen re Stseptékwlls (The Story of Porcupine), en donnant une place centrale aux récits dans le processus de recherche.
Des cercles de partage et des entrevues de type conversationnel ont permis de recueillir l’expérience de dix membres de la communauté St’uxwstews et de cinq personnes professionnelles en santé mentale concernant l’accès aux services et leur prestation.
Résultats
Quatre thèmes se sont dégagés des échanges : les forces de la communauté, les expériences de la colonisation, l’importance de dire la vérité sur les expériences en santé mentale et en mieux-être et The People’s Pathway, un cadre de décolonisation orienté vers l’action et fondé sur l’autodétermination des Premières Nations.
Les témoignages ont fait ressortir la force et la persévérance des St’uxwstews, ainsi que la place centrale du territoire, de la culture, de la langue, de l’histoire et de la communauté dans le mieux-être.
La possibilité de parler ouvertement des expériences vécues, tant pour les membres de la communauté que pour les personnes professionnelles, a contribué à dépasser la honte et la peur et à renforcer le courage et les liens.
Retombées
Le projet a fait ressortir l’importance de lutter contre le racisme envers les peuples autochtones dans les services et de favoriser des soins culturellement sécuritaires et sensibles aux traumatismes.
Il a donné une place centrale aux voix des St’uxwstews te Secwépemc dans la réflexion sur les systèmes de soutien et de mieux-être mental.
Nikki-Rose a par la suite obtenu un financement dans le cadre du programme Reach de Michael Smith Health Research BC pour soutenir des activités de mobilisation des connaissances menées avec St’uxwstews te Secwépemc.
Rayonnement du projet
Le projet a été réalisé expressément avec et pour la communauté St’uxwstews te Secwépemc de Bonaparte First Nation, en Colombie-Britannique.
Ressources créées
Au moment de la publication du profil d’impact d’origine, des activités de mobilisation des connaissances étaient en cours, notamment des publications, des rapports, un modèle communautaire de mieux-être et des ressources éducatives élaborées sous la direction de la communauté.
- Mots-clés
Qui mène la recherche?
Originaire de St’uxwstews, au sein de Bonaparte First Nation, Nikki-Rose Hunter-Porter est une infirmière et chercheuse secwépemc. Au moment des travaux financés, elle poursuivait une maîtrise en sciences infirmières à Thompson Rivers University. Son parcours l’amenait à s’intéresser aux obstacles à l’accès aux services de mieux-être mental dans les communautés des Premières Nations et à la place des savoirs autochtones dans la recherche.
Ses travaux mettent l’accent sur les forces des communautés, leur autonomie et les façons de mener une recherche qui respecte les relations, les valeurs et les responsabilités envers les personnes participantes.