Exploring the employment experiences of Inuit receiving employability services at Ivirtivik

Les Inuit se heurtent depuis longtemps à des inégalités d’accès à l’emploi. Ce projet est né d’une collaboration entre Ivirtivik, un centre d’aide à l’emploi pour les Inuit à Tiohtià:ke (Montréal), et une équipe de recherche du Centre de recherche Douglas. Il portait sur les expériences des personnes inuites qui font appel aux services d’Ivirtivik et sur les facteurs culturels, sociaux et systémiques qui facilitent ou entravent l’accès à l’emploi.

Le projet représentait aussi une première étape vers un objectif à plus long terme partagé par Ivirtivik et l’équipe de recherche : coconcevoir des outils adaptés aux réalités culturelles des Inuit qui souhaitent travailler à Tiohtià:ke. La collaboration visait à resserrer les liens entre la recherche et les savoirs communautaires, tout en contribuant à la décolonisation de la recherche et à la réconciliation.

Méthodologie

Ivirtivik aide les personnes inuites à maintenir et à renforcer leurs liens avec la communauté grâce à des activités adaptées à leurs valeurs, à leurs talents et à leurs préférences. La recherche reposait sur une approche qualitative élaborée avec la communauté et ancrée dans les savoirs et les valeurs inuites. Treize personnes ont participé à des groupes de discussion. La démarche privilégiait la collaboration, l’inclusion et la recherche de consensus en réunissant l’expertise scientifique et les connaissances communautaires.

Résultats

Le projet a fait ressortir plusieurs constats préliminaires :

  • Les obstacles à l’emploi vont au-delà des différences linguistiques.

  • Les différences entre les normes sociales inuites et occidentales rendent la recherche d’emploi plus complexe.

  • Composer avec ces différents systèmes peut créer du stress et avoir des répercussions sur la santé mentale.

Des analyses complémentaires et des activités de mobilisation des connaissances étaient prévues après la fin du financement.

Retombées

  • Le projet a permis de mieux comprendre les obstacles à l’emploi et les facteurs qui peuvent faciliter l’accès au travail pour les personnes inuites de Montréal, des enjeux qui touchent aussi leur bien-être mental.

  • Il montre comment les différences culturelles et sociales dans les pratiques d’embauche peuvent engendrer du stress et des difficultés, et rappelle l’importance de milieux de travail qui favorisent la sécurisation culturelle.

  • Les résultats pourraient renforcer les liens entre les communautés inuites et les employeurs non autochtones, et ainsi favoriser des milieux de travail plus inclusifs et propices au bien-être.

Rayonnement du projet

Le projet a mobilisé 16 membres de la communauté, dont les personnes participantes et collaboratrices, représentant environ 15 heures d’échanges directs. Les activités de rayonnement prévues comprenaient un événement communautaire de présentation des résultats, ainsi que d’autres présentations et activités collaboratives de mobilisation des connaissances.

Ressources créées

  • Au moment de la publication du profil d’origine, aucune ressource officielle n’avait encore été produite.

  • Les productions envisagées comprenaient des présentations communautaires, des outils coconçus et une publication collaborative.

Mots-clés

Université McGill

Qui mène la recherche?

Sianna Williamson est membre de la Shuswap Nation, en Colombie-Britannique. Elle a étudié la psychologie et les études autochtones à l’Université McGill. Lauréate du Provost’s Indigenous Achievement Award de McGill, elle a mené des travaux sur le trouble bipolaire, la cognition et l’autostigmatisation dans le cadre du programme de recherche de premier cycle autochtone IMPRESS, avant de poursuivre ses recherches au laboratoire CRISP du Centre de recherche Douglas.

Elle s’intéresse notamment au bien-être des peuples autochtones, à la décolonisation de la recherche en psychologie et à l’élaboration d’approches de santé mentale qui respectent les réalités culturelles.

 
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