Amy Ecclestone
Suivre les effets de la COVID-19 sur la santé mentale au Canada : une étude des tendances dans le temps
Ce projet terminé a examiné la satisfaction à l’égard des services de santé mentale et de soutien en matière d’usage de substances dans les dix provinces canadiennes. À partir de données de sondage nationales, Amy Ecclestone a étudié les liens entre l’expérience des soins, l’âge, le revenu, la gravité des symptômes et les autres facteurs qui influencent l’accès aux services.
La recherche s’est particulièrement intéressée aux personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale graves ou des difficultés sociales et économiques, notamment l’insécurité alimentaire et l’instabilité résidentielle. Elle a également comparé les expériences rapportées dans les services privés, publics et sans frais.
Approche et méthodologie
L’étude repose sur les sondages nationaux en ligne de la RSMC, réalisés environ tous les trois mois de juillet 2022 à juillet 2024. Il s’agit d’une analyse de coupes transversales répétées : chaque vague permet d’observer différents groupes de la population, sans suivre un même groupe fixe de personnes pendant toute la période.
Les données ont été analysées à l’aide du logiciel SAS, principalement au moyen de fréquences et de pourcentages. L’analyse portait sur l’utilisation des services, les besoins non comblés et la satisfaction selon le type de service, la gravité des symptômes, le revenu et l’origine ethnoculturelle déclarée. Les sondages nationaux de la RSMC se poursuivent au-delà de la période étudiée dans ce projet terminé.
Résultats
Parmi les personnes répondantes qui avaient eu recours à des services, les résultats révèlent plusieurs écarts de satisfaction :
Type de service : 77 % des personnes ayant utilisé des services privés se déclaraient satisfaites, contre 69 % pour les services publics et 66 % pour les services sans frais.
Gravité des symptômes : le taux de satisfaction atteignait 56 % chez les personnes présentant une anxiété sévère et 54 % chez celles présentant une dépression sévère, contre 82 % chez les personnes ayant des symptômes minimes.
Revenu : la satisfaction atteignait 77 % dans le groupe à revenu élevé, contre 61 % dans le groupe à faible revenu.
Origine déclarée : le taux de satisfaction était de 74 % chez les personnes d’origine nord-américaine et de 64 % chez celles d’origine asiatique.
Retombées
Ces résultats montrent que les moyennes nationales peuvent masquer des écarts importants, particulièrement chez les personnes présentant des symptômes graves ou disposant de revenus plus faibles. Ils soulignent la nécessité de services de santé mentale accessibles et adaptés, y compris dans les réseaux publics et les services sans frais.
En documentant ces différences dans l’expérience des soins, le projet fournit des données probantes utiles à la planification des services, à l’affectation des ressources et aux discussions visant à améliorer l’équité d’accès.
Rayonnement du projet
Le projet n’a pas été élargi au-delà de sa portée initiale. Les données pourront alimenter d’autres analyses sur la durée et la fréquence des soins ou sur des sujets émergents, comme les jeux d’argent. Il s’agit de pistes de recherche futures, et non de résultats supplémentaires déjà produits dans le cadre de cette bourse.
Ressources créées
La RSMC a publié en mars 2025 le rapport Is it Helping? Satisfaction with Mental Health and Substance Use Services. Fondé sur les données de sondage recueillies de juillet 2022 à juillet 2024, ce rapport examine les écarts de satisfaction à l’égard des services de santé mentale et de soutien en matière d’usage de substances.
Rapport (titre officiel anglais) : https://www.mhrc.ca/satisfactionmhreport
Sondage national de la RSMC : https://www.mhrc-rsmc.ca/sondage-national
- Mots-clés
Qui mène la recherche?
Amy Ecclestone a étudié en sciences de la santé publique à l’Université de Waterloo. Au moment de la publication de sa première fiche de bourse, elle était doctorante après avoir amorcé une maîtrise dans le même domaine. Elle détient également un baccalauréat en sciences de la santé de l’Université Queen’s.
Son parcours comprend la recherche en santé mentale et l’analyse des risques comportementaux, à l’aide de méthodes quantitatives et qualitatives. Elle s’intéresse notamment à la santé mentale, à l’usage de substances et à l’évolution de la consommation de cannabis dans un contexte de changements législatifs.