Laurence Sonier
Exploration of the role of organizational and personal factors in the mental health of Edmundston firefighters
Le personnel des services d’incendie intervient régulièrement lors d’urgences médicales, d’accidents, de sauvetages techniques et d’incendies, ce qui l’expose à des situations très stressantes. Des membres du Service d’incendie d’Edmundston avaient notamment exprimé des préoccupations concernant le trouble de stress post-traumatique (TSPT), les symptômes d’anxiété et de dépression ainsi que le risque d’épuisement professionnel. Cette étude qualitative a examiné le rôle des facteurs personnels et organisationnels dans la santé mentale du personnel et son recours aux ressources de soutien, en s’intéressant particulièrement à la stigmatisation, à la culture organisationnelle et aux relations interpersonnelles.
À partir d’entrevues avec huit membres du service d’incendie, l’étude cherchait à relever des moyens concrets d’améliorer la santé psychologique, de réduire les obstacles aux soins et de favoriser le recours au soutien en santé mentale. Les constats devaient servir à formuler des recommandations pour des milieux de travail plus sains et un meilleur accès aux ressources.
Méthodologie
Huit membres du service d’incendie ont participé à des entrevues portant sur les facteurs qui influencent leur santé mentale et leur recours au soutien. Les propos recueillis ont été transcrits et analysés pour dégager les principaux thèmes et orienter les recommandations.
Résultats
Les échanges ouverts sur la santé mentale, soutenus par de bonnes relations entre collègues et des attitudes favorables, encouragent le recours aux ressources en santé mentale.
Une culture organisationnelle favorable contribue à faire évoluer les perceptions de la santé mentale et à réduire les obstacles à la demande d’aide.
Les entrevues menées auprès de huit membres du service d’incendie ont permis de cerner des pistes concrètes pour favoriser le bien-être psychologique et renforcer le soutien en milieu de travail.
Les résultats alimentent une étude provinciale plus vaste sur la santé mentale du personnel de plusieurs services d’incendie du Nouveau-Brunswick.
Retombées
Cette étude a permis de mieux comprendre les facteurs personnels et organisationnels qui influencent le recours au soutien en santé mentale chez les pompiers et pompières.
Les résultats montrent l’importance d’une communication ouverte, de relations de travail positives et d’attitudes favorables envers la santé mentale pour réduire la stigmatisation et encourager la demande d’aide.
Les recommandations pourront contribuer à rendre la culture organisationnelle plus favorable et les ressources en santé mentale plus accessibles, ce qui pourrait renforcer le bien-être psychologique du personnel des services d’incendie.
Le projet contribue également à une initiative provinciale plus vaste visant à améliorer la santé mentale du personnel des services d’incendie partout au Nouveau-Brunswick.
Déploiement du projet
Aucun élargissement des travaux au-delà du Nouveau-Brunswick n’était prévu. Le projet visait avant tout des retombées concrètes pour la communauté des services d’incendie.
Ressources créées
Au moment de la rédaction du profil d’origine, un rapport diagnostic réunissant les résultats qualitatifs et quantitatifs était en cours de finalisation. Sa présentation à l’organisme partenaire devait contribuer à orienter de futures initiatives en santé mentale.
Un article scientifique était également en préparation en vue d’être soumis à une revue avec comité de lecture.
Les résultats devaient aussi contribuer à une étude provinciale plus vaste menée auprès de plusieurs services d’incendie du Nouveau-Brunswick.
- Mots-clés
Qui mène la recherche?
Au moment du projet, Laurence Sonier était en deuxième année de maîtrise en psychologie, profil recherche, à l’Université de Moncton. Elle avait notamment acquis de l’expérience en recherche sur la cognition, les pratiques de gestion et le fonctionnement des personnes et des organisations. Elle s’intéressait particulièrement à la conciliation travail-vie personnelle et à la santé mentale du personnel de première intervention. Ce stage lui a permis d’approfondir sa compréhension des facteurs qui influencent la santé mentale des pompiers et pompières, tout en contribuant à l’exploration de pistes d’intervention concrètes pour favoriser leur santé et leur bien-être.
« Ce stage de recherche m’a permis d’étudier les facteurs personnels et organisationnels qui influencent la santé mentale des pompiers et leur recours aux ressources de soutien. J’ai aussi acquis de l’expérience à toutes les étapes d’une étude qualitative : mener et transcrire des entrevues, coordonner une équipe chargée de l’analyse thématique et rédiger un rapport de recherche. Enfin, ce stage m’a donné l’occasion de collaborer avec un organisme partenaire, le service d’incendie. »
— Laurence Sonier